
Les élections communales et législatives de ce lundi 29 juin 2015 ont eu lieu dans la capitale Bujumbura malgré le boycott de l’opposition.
En commune urbaine de Kanyosha, ces élections ont timidement commencé aux environs de 8 heures du matin, les électeurs qui ont gardé l’anonymat nous ont indiqué qu’ils avaient peur d’éventuelles attaques aux bureaux de vote et suite aux tirs nourris entendus au cours de la nuit dernière.
Cela étant, les militaires et policiers étaient venus nombreux pour sécuriser le scrutin.
Un autre constat est que seuls les membres des partis CNDD-FDD, l’UPRONA de Concilie Nibigira, et FNL de Jacques Bigirimana, ainsi que la coalition COPA ont répondu massivement à ce scrutin.
Ailleurs dans les autres quartiers, les électeurs répondent timidement aux élections. Alors qu’en 2015 de longues lignes pouvaient s’observer sur les bureaux de vote, le cas n’est pas le même aujourd’hui.
A Nyakabiga au centre-ville, les gens ont peur d’aller voter, les jeunes manifestants ne permettent pas aux résidents d’aller au bureau de vote unique se trouvant dans les enceintes de l’université du Burundi au campus Mutanga.
Comme dans d’autres quartiers de la capitale Bujumbura, plusieurs bureaux de vote ont été combinés sur demande des services de sécurité afin de mieux sécuriser le scrutin. Un dispositif sécuritaire ultra important a été déployé aux différents bureaux de vote dans toute la capitale.
Alors que les médias sont moins présents à la suite du contexte politico-sécuritaire qui règne au Burundi, et plusieurs observateurs internationaux s’étant désistés, quelques observateurs sont présents, notamment ceux des associations OMELOP et PISC-Burundi, des associations reconnues comme favorables au gouvernement et au parti au pouvoir. La CNIDH et la MENUB ont également envoyé leurs observateurs.




