
Linda Thomas-Greenfield, la sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines explique que les Etats-Unis sont en train d’envisager de retirer le Burundi de la liste des pays sub-sahariens qui bénéficient du programme Agoa, la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique. Un programme qui soutient l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain.
Lors de la dernière présidentielle, le gouvernement américain avait déjà décidé de suspendre son assistance technique à la Commission électorale burundaise, dénonçant les « efforts continus du président Pierre Nkurunziza pour violer l’accord d’Arusha, briguer un troisième mandat et maintenir le calendrier électoral, sans fournir les conditions nécessaires à des élections crédibles ». Cette fois, Washington menace les autorités burundaises de sortir le pays du programme Agoa.
« Il y a au sein du programme Agoa un processus de révision pour examiner les pays qui ne sont pas en synchronisation avec ce que nous voudrions voir arriver politiquement et démocratiquement en terme de droits de l’homme, a précisé Linda Thomas-Greenfield, la sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines, lors d’une conférence de presse ce mardi. Il y a des discussions au sein du gouvernement des Etats-Unis pour réexaminer la présence du Burundi dans ce programme. Nous ne sommes pas encore tous d’accord sur ce point pour le moment mais je pense que ça arrivera dans un avenir proche si la situation ne se résout pas très rapidement. »
L’Agoa (African Growth and Opportunity Act) permet à certains produits en provenance d’une quarantaine de pays d’Afrique subsaharienne de bénéficier d’un accès préférentiel au marché américain. Ce système a été renouvelé pour dix ans, le 29 juin dernier, par Barack Obama.
Dans l’entre-temps, l’Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs d’Afrique Thomas Perriello qui est de retour dans la région depuis le 18 août dans une visite dans la région devrait engager les dirigeants régionaux sur la poursuite des efforts pour résoudre la détérioration de la situation au Burundi.
Dans un communiqué sorti ce 18 aout par le bureau du porte-parole du département d’Etat Américain, les Etats-Unis font savoir qu’ils soutiennent fermement la reprise immédiate du dialogue entre les parties prenantes burundaises comme meilleure voie pour mettre fin à l’escalade de violence et rétablir la légitimité démocratique dans le pays.




