Les USA et L’ONU exhortent un dialogue politique au Burundi

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    Les Etats Unis et l’ONU se sont exprimés que l’investiture du Président Pierre Nkurunziza, tous deux exhortant un dialogue urgent pour éviter que le Burundi retombe dans l’abîme. Alors que les USA se montrent très hostiles à cette investiture, Ban Ki-Moon, Secrétaire Général se montre moins agressif.

    Le Département d’Etat américain dénonce l’investiture du Président Pierre Nkurunziza ce jeudi 20 aout pour son troisième mandate présidentiel, demandant un dialogue urgent pour résoudre la crise actuel.

    Dans un communiqué sorti par le porte-parole du Département d’Etat américain ce 20 août après les cérémonies d’investiture, John Kerby, le gouvernement américain estime que la crise actuelle est loin d’être terminée malgré l’inauguration du Président Nkurunziza.

    « L’inauguration d’aujourd’hui au Burundi démontre l’intention du parti au pouvoir pour ignorer les voix de son peuple dans la poursuite de son propre agenda politique. Une inauguration – sans un gouvernement qui représente les nombreuses voix politiques de la population et sans un dialogue global et inclusif – ne résoudra pas la crise politique et de la sécurité au Burundi », estime le gouvernement américain.

    Selon les Etats Unis, « la crise au Burundi, déclenchée par la décision du président Nkurunziza de poursuivre un troisième mandat en violation de l’Accord d’Arusha, n’est pas terminée », estimant que le Président Nkurunziza aura du mal à gouverner efficacement le pays.

    Les USA dénoncent ce qu’ils qualifient de «processus électoral profondément défectueux, la fermeture de l’espace démocratique, une économie en déclin, et la recrudescence de la violence ».

    Les Américains croient toujours qu’un « dialogue politique inclusif et global est la seule voie crédible pour rétablir la stabilité au Burundi et forger une voie pacifique et un consensus pour le peuple burundais ».

    Pour eux, un tel dialogue pourrait commencer à restaurer la crédibilité démocratique du pays, en réaffirmant l’Accord d’Arusha, la réouverture des organes de presse, la libération des prisonniers politiques, et parvenir à un accord sur un processus électoral.

    Recommandant que récentes violences et assassinats ciblés soulignent l’urgence à relancer ce dialogue et en fournissant toutes les parties prenantes d’une voie pacifique vers l’avant, les Etats-Unis soutiennent les efforts de l’Ouganda, au nom de la Communauté de l’Afrique de l’Est, de faciliter ce dialogue et estiment que l’attention continue et le soutien de l’Union africaine, des Nations Unies et de tous les Etats de la région seront essentiels pour aider le Burundi à éviter le pire.

    Alors que les USA paraissent farouchement opposés à cette inauguration de Pierre Nkurunziza pour son 3è mandat, l’ONU paraît moins hostile, appelant toutefois un dialogue inclusif.

    Dans la déclaration sortie après l’investiture par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a pris note de l’inauguration de Pierre Nkurunziza pour son troisième mandat en tant que Président du Burundi.

    « Il réitère son appel à toutes les parties prenantes burundaises à entreprendre un dialogue politique inclusif et transparent, sous la direction du Facilitateur de la Communauté est africaine (EAC), le président Yoweri Museveni de l’Ouganda », lit-on dans cette déclaration.

    Selon le Secrétaire Général de l’ONU, la création d’un gouvernement d’unité nationale, comme suggéré lors du Sommet des Chefs d’Etat de l’EAC le 6 juillet, doit découler d’un tel dialogue véritable et ouvert afin de surmonter les profondes divisions politiques existantes.

    Le Secrétaire général se dit satisfait de l’intention du président Nkurunziza de servir comme président de tous les Burundais. Il exhorte le Président à poursuivre sur la voie de l’inclusivité et de la réconciliation dans cet esprit.

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