Au total, neuf femmes ont été élues chef de collines sur un total de 232 collines de la province Muyinga. Cela ressort des résultats provisoires lors des élections des conseils de collines du 24 aout 2015
Dans les communes de Gasorwe, Muyinga et Gashoho, aucune femme n’a été élue chef de colline d’après une source de la CEPI Muyinga se référant aux résultats provisoires.
D’après M. Goreth Kamariza, présidente de la CEPI Muyinga, les femmes n’ont pas eu le crédit des électeurs malgré leur volonté de participation aux conseils de collines.
Plus de 350 femmes avaient présenté leurs candidatures, poursuit la même présidente de la CEPI. Environ 150 femmes vont siéger au sein des conseils de collines sans grande influence.
L’expérience montre que seuls les chefs de collines détiennent un certain pouvoir sur la colline d’après une habitante du quartier Swahili de la ville de Muyinga rappelant que le conseil de colline est composé de cinq membres.
{{ {Les débuts sont toujours difficiles} }}
D’après Denise Ndaruhekere, conseillère du gouverneur de la province Muyinga sur des questions sociales, les femmes font petit à petit leur percée dans les institutions. Pour le mandat de 2010 à 2015, seulement six femmes étaient chef de collines, on en arrive à une dizaine pour le moment, déclare M. Denise qui est aussi présidente du forum des femmes dans la province de Muyinga.
Certaines communes font un pas en avant, constate la conseillère du Gouverneur. En commune de Giteranyi et Mwakiro, au moins trois collines seront dirigées par des femmes dans chacune des deux communes, d’après une source de la CEPI Muyinga.
Une des raisons qui font que les femmes soient battues lors des élections est la considération de la femme dans la société burundaise, une mère qui doit rester au ménage pour prendre soin des enfants, observation de Madame Goreth regrettant que mêmes des femmes ne votes pas pour les consœurs.
Pas de moyens financiers de faire compagne à côté des hommes quand la femme reste dépendante financièrement de son mari, fait constater d’autres femmes reconnaissant la compétition ouverte los des élections collinaires.
Certains candidats ont dû vendre des lopins de terres ou des animaux domestiques pour se procurer des moyens de campagne, a-t-on appris de Goreth Nyabenda, une cultivatrice de la colline Sagatwe, seul l’homme a droit sur tous ces biens, dit-elle.




