La recrudescence de violences au Burundi fait bouger les positions. Le pouvoir de Bujumbura converge avec les organisations régionales et internationales sur la nécessité d’un dialogue, mais diverge sur la ville où il doit se dérouler.
« Nous sommes prêts à rencontrer tous les burundais qu’ils soient au Burundi ou à l’étranger », affirme le ministre burundais chargé des relations extérieures, Alain Aimé Nyamitwe. S’exprimant à l’antenne de la RFI (Radio France Internationale) dimanche 18 octobre, il réagissait sur la déclaration de l’Union Africaine appelant le gouvernement burundais à entamer d’urgence un dialogue inclusif en vue de trouver une solution consensuelle à la crise.
L’UA via son Conseil Paix et Sécurité (CPS) recommande la reprise immédiate de la médiation conduite par le président ougandais Yoweri Museveni. Le gouvernement et les autres acteurs concernés doivent apporter leur entière coopération à la médiation qui doit se tenir à Kampala ou à Addis-Abeba, souligne le Conseil, dans un communiqué sorti le 17 octobre. L’Union Européenne soutient aussi l’annonce du lancement d’un dialogue ouvert à l’extérieur du Burundi.
Le lieu du dialogue constitue un point d’achoppement entre l’UA et le gouvernement du Burundi. Le ministre Nyamitwe estime que le choix de la ville doit aussi être objet de discussions. « Nous sommes absolument désolés qu’on impose une ville. Ça ne se fait pas. Parce qu’ici, même la ville est objet de discussions, de négociations ».
La décision du Conseil Paix et Sécurité de l’UA sur la reprise urgente du dialogue au Burundi intervient à la suite des appels de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs(CIRGL) et ceux des Etats Unies. Ils s’inquiètent de la violence quotidienne banalisée au Burundi.




