Suite à la décision du Conseil de paix et de Sécurité du l’Union Africaine du 17 octobre 2015 de recommander le gouvernement burundais à s’engager dans l’urgence dans un dialogue inclusif, le Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation et la Restauration d’un Etat de Droit(CNARED) se dit prêt à négocier. 
« Le CNARED déclare être prêt à participer activement aux négociations dans un esprit constructif afin de trouver une solution rapide à la grave crise pour éviter une nouvelle guerre destructrice pour le Burundi », a déclaré, Léonard Nyangoma, Président du CNARED, dans un communiqué rendu publique ce dimanche 18 octobre 2015.
Léonard NYANGOMA promet le soutient sans réserve du CNARED à la proposition de négociations inter-burundaises sous la médiation du Président Yoweri Kaguta MUSEVENI à Kampala ou à Addis-Abeba : « Le CNARED a toujours préconisé les négociations comme la seule voie de résolution de la grave crise politique, humanitaire et socio-économique au Burundi notamment dans notre déclaration du 12 septembre 2015».
Cette disponibilité du CNARED à discuter les problèmes du pays rejoint celle du gouvernement. « Nous sommes prêts à rencontrer tous les burundais qu’ils soient au Burundi ou à l’étranger », a affirmé le ministre burundais chargé des relations extérieures Alain Aimé Nyamitwe, le dimanche 18 octobre 2015, à nos confrères de la RFI. La pomme de discorde reste le lieu où doit se dérouler le dialogue. Le CNARED et l’UA proposent Kampala ou Addis-Abeba ; le gouvernement, lui, estime que le lieu doit faire objet de discussion.
{{Que devient le dialogue à l’intérieur du pays ?}}
Alors que le gouvernement se dit disposé à aller dialoguer à l’étranger sous une médiation régionale, le processus continue à l’interne. 15 commissaires, membres de la Commission Nationale de Dialogue Interburundais (CNDI) ont été nommés, le 17 octobre 2015, par le Président de la République. Et depuis bientôt 2 semaines, les membres du gouvernement continuent à sillonner le pays, appelant la population à s’apprêter pour le dialogue qui s’annonce.
Dans la même ligne d’idée que le président du CNARED, Léonce NGENDAKUMANA – le président du parti FRODEBU et membre du CNARED – fustige le dialogue à l’intérieur du pays sans la participation du CNARED. Il l’estime voué à l’échec dès le départ. Pour ce leader de l’opposition, Seules les négociations entre le CNARED et Pierre NKURUNZIZA et son équipe peuvent trouver des solutions aux problèmes burundais.
Dans leurs communiqués, les partenaires régionaux et internationaux du Burundi – les Etas Unies, l’UE, l’UA et l’CIRGL – privilégient l’initiative régionale ou internationale au détriment de l’initiative interne. De quoi réconforter l’opposition en exil.




