La fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et ses organisations membres et partenaires au Burundi saluent la décision prise par l’Union européenne d’entamer, avec les autorités burundaises, la procédure de consultations prévue par l’accord de Cotonou. 
C’est le mardi 27 octobre que la FIDH, la ligue burundaise des droits de l’homme Iteka et celle des droits de la personne humaine dans la région des grands lacs (LDGL) ont sorti un communiqué conjoint pour s’exprimer sur la décision de l’Union européenne. Leur souhait urgent est que l’UE et les autorités burundaises « clarifient un agenda d’actions à mener pour mettre fin à la vague de violence et de répressions qui sévit dans le pays depuis plusieurs mois ».
Pour y arriver, ces organisations de défense des droits humains proposent une feuille de route qui devrait comporter certains points notamment : la mise en place d’un dialogue national qui soit crédible, inclusif et effectif ; la mise en place des mesures significatives afin de mettre fin à l’impunité notamment en menant des enquêtes et poursuites contre les présumés responsables d’exécutions extra-judiciaires, d’assassinats ciblés, d’actes de tortures et autres violations graves des droits humains ; l’arrêt immédiat des entraves à l’action des défenseurs des droits humains et des journalistes, ainsi que des garanties de leur protection ; la réouverture immédiate des stations de radios privées, etc.
A travers le même communiqué, ces organisations déclarent encore: « La gravité et l’ampleur des violations commises au Burundi et le manque de volonté manifeste des autorités d’y remédier demandaient sans plus de délais que l’Union européenne renforce sa pression sur les autorités burundaises ».
La ligue Iteka, la LDGL et la FIDH estiment que ceci est désormais possible « à travers la procédure de consultations renforcée qui s’ouvrira d’ici 30 jours ». Cette procédure permettra aux autorités européennes et burundaises de mener un examen approfondi de la situation en vue de rechercher une solution acceptable par les parties.




