Les autorités clarifient leurs discours

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    Le Gouvernement Burundais et le Sénat ont fait la lumière ce dimanche sur les discours de certaines hautes autorités ces dernières semaines. Selon ces autorités, ces discours qui ont été taxés de divisionnistes ont été mal interprétés.


    Le porte-parole du Gouvernement Philippe Nzobonariba déclare que le discours du Président de la République a été mal compris. « Il n’a fait qu’intimer l’ordre aux civils armés de remettre volontairement les armes ». Dans son message à la Nation en langue nationale, Pierre Nkurunziza a autorisé les forces de l’ordre à user de tous les moyens pour récupérer les armes détenues par la population civile, endéans cinq jours.

    Les habitants de certains quartiers, surtout ceux de Mutakura et Cibitoke les ont quittés craignant des massacres. Dans un communiqué lu à la radio nationale, M. Nzobonariba dément. Le Gouvernement burundais ne peut pas planifier de massacrer sa population. « Il ( Nkurunziza ) a plutôt voulu que les détenteurs illégaux d’armes les remettent volontairement », souligne-t-il. Pour lui, cette mauvaise interprétation résulte de ceux qui sèment l’insécurité dans certaines localités.

    Le discours du Président du Sénat a également suscité la polémique. L’Honorable Révérien Ndikuriyo avait, dans une réunion de sécurité avec les chefs des quartiers de la mairie de Bujumbura, demandé la remise volontaire des armes. A défaut de cette remise, le président du sénat a dit que certains quartiers où subsiste l’insécurité allaient être ‘’pulvérisés’’, ‘’nettoyés’’. Ces propos ont été qualifiés d’incendiaires notamment par l’Union Africaine et le représentant spécial des Etats-Unis dans la région des Grands lacs.

    Selon un communiqué en provenance du Senat, ce discours a également été mal traduit. Le Président du Sénat n’a pas voulu intimider la population de certains quartiers dits ‘’contestataires’’. Le même communiqué précise que l’Honorable Révérien Ndikuriyo a voulu interpellé les autorités à la base de renforcer les mesures de sécurité. Le Sénat rejette en plus l’idée d’un génocide qui serait en cours de préparation au Burundi.

    Le 02 novembre dernier, le président burundais Pierre Nkurunziza a donné le feu vert aux forces de l’ordre de recourir à tous les moyens pour désarmer la population civile, à partir du 08 novembre. Le Président du Senat a quant à lui prévenu que certains quartiers pourraient être détruits pour démanteler les groupes armés.

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