L’Union Européenne interpelle les autorités burundaises à participer aux consultations prévues par l’article 96 de l’Accord de Cotonou. Cela permettrait de chercher une solution acceptable pour les parties afin de remédier au non respect des éléments de cet Accord. 
L’UE regrette l’impasse politique dans le pays, marquée par le refus d’un réel dialogue entre les acteurs burundais et par la violence.
Dans un communiqué sorti ce lundi, l’UE condamne les discours ‘’incendiaires et appel à la haine’’ qui risquent d’aggraver la situation déjà précaire et inacceptable. « Ces développements peuvent avoir des conséquences tragiques pour le Burundi et pour la région toute entière ».
L’UE souligne qu’elle se réserve la possibilité d’adopter de nouvelles mesures restrictives ciblées à l’encontre de ceux dont l’action ou le discours auraient conduit ou conduiraient à des actes de violence.
Pour l’UE, seuls le dialogue et la recherche du consensus, dans le respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution du Burundi, permettront de trouver une solution politique durable dans l’intérêt de tous les Burundais.
L’UE invite les autorités burundaises à participer aux consultations prévues par l’article 96 de l’Accord de Cotonou pour rechercher une solution acceptable pour les parties afin de remédier au non respect des éléments de l’Accord que sont les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’Etat de droit.
Le 26 octobre dernier, l’UE a invité le Président Burundais à des consultations conformément à la procédure prévue par l’article 96 de l’Accord de Cotonou, sous peine de suspendre le Burundi de cet Accord. Ces consultations sont prévues en cas de non respect des éléments essentiels du même Accord que sont les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’Etat de droit. Le Gouvernement a 30 jours pour pouvoir se prononcer et éventuellement décider de la tenue de ces consultations.




