
Depuis ce mardi, 8 décembre se tiennent à Bruxelles, entre le Burundi et l’Union Européenne, des consultations dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou. Les deux discutent sur les situations, en cours au Burundi, qui inquiètent l’UE.
Dans une interview accordée à nos confrères de la radio nationale, le porte-parole du gouvernement indique que les deux partenaires vont échanger sur 9 points qui ont été soulevés par l’UE. Philippe Nzobonariba fait savoir que sur l’agenda des discussions figure la question de réouverture de 4 médias privés détruits et interdit d’émettre au lendemain du coup d’état manqué du 13 mai 2015.
D’ autres questions qui feront objet de discussions, poursuit le porte-parole du gouvernement, sont ce que le gouvernement est en train de faire pour assurer la liberté des journalistes et celle des acteurs de la société civile et des droits de l’ homme. L’UE s’inquiète du blocage des comptes de certaines associations de la société civile et des droits de l’homme.
Certaines questions judiciaires vont également être débattues. Philippe Nzobonariba cite entre autres les cas de Frédéric Bamvuginyunvira, Léonce Ngendakumana et RPA. L’état d’avancement des enquêtes sur de probables exécutions extrajudiciaires ainsi que celles des dossiers sur les attentats ciblés dont celui contre le chef d’état-major Prime Niyongabo, de Pierre Claver Mbonimpa président de l’APRODH, du colonel Jean Bikomagu et du général major Adolphe Nshimirimana, sera également débattu. L’arrêt des mandats d’arrêts des manifestants sera également discuté.
Selon le porte-parole du gouvernement d’autres questions sous discussions sont l’état d’avancement du dialogue politique inter burundais, du désarmement avec l’appui des observateurs internationaux et la mise en œuvre d’un plan de sortie de crise.




