Evêques catholiques: Année du pardon de Dieu au Burundi

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    Cette année arrive au moment où au Burundi il y a beaucoup de crimes sans nom, des gens épris d’un sentiment de haine, de discrimination ethnique, régional et politique. Ceci est dit par Monseigneur Gervais Banshimiyubusa président du conseil des Évêques catholiques du Burundi ce mardi le 8/12/2015 à Mugera en Commune Bugendana de la province Gitega lors du lancement officielle de l’année du pardon de Dieu.

    Pour le conseil des évêques, dans cette année, chacun est invité à pardonner et à se réconcilier. Les évêques burundais appellent au respect des commandements de Dieu qui interdisent de vivre comme des animaux mais plutôt dans l’amour et le pardon.Ils demandent également aux responsables de ce pays d’éveiller en eux le pardon comme Dieu l’a fait et se commander à faire tout ce qu’il faut afin d’éviter tout ce qui pourrait replonger le pays dans le chaos.

    Les Évêques indiquent que le pays ne peut pas rester comme il est aujourd’hui, avec cette pauvreté que connaît les ménages causé par ceux qui sont entrain de faire un mauvais jeux alors que ce sont eux qui devraient les mener sur la voie de développement. Ces évêques font savoir qu’ils ne peuvent pas assister à cela les bras croisés car Dieu le leur demandera.

    Dans leur communiqué, les Évêques parlent du message du Pape François sur le Burundi qu’il leur a donné à Kampala en Ouganda.

    Dans son message, le Pape François demande aux burundais de continuer à prier pour que Dieu éveille dans le cœur des dirigeants et de chaque burundais de bonnes pensées et de bons projets en acceptant d’aller dialoguer avec les autres, afin de trouver un compromis. Ce qui permettra de travailler ensemble, de se réconcilier et de vivre dans la paix.

    Pour ce qui est du dialogue, les Évêques burundais demandent un vrai dialogue, un dialogue inclusif, sans discrimination, incluant ceux qui sont au pays et ceux qui ont fuit le pays.Aussi, ils font savoir que cette étape de dialogue n’est pas à banir car sans dialogue, les autres voies risquent de mener le Burundi dans une guerre sans nom.

    Selon le président du Sénat Réverien Ndikuriyo qui a représenté le gouvernement dans ces cérémonies, le gouvernement a déjà mis en place la Commission Nationale de Dialogue Inter burundais (CNDI) pour que les burundais puissent dialoguer sur tout ce qui ne va pas car ils ont déjà remarqué qu’à chaque étape, les problèmes ne manquent pas.

    Pour le président du Sénat, ce dialogue concerne tout les burundais ceux qui sont au pays et ceux qui sont à l’étranger, inclus même les réfugiés. Il indique que leur contribution est la bienvenue.

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