Pour la 5ème foi, le groupe de 7 des 28 présumés putschistes ont comparu ce lundi devant la cour suprême à Gitega. Cinq sur sept d’entre eux dont le Général Major Cyrille Ndayirukiye ont pu entrer dans le fond de l’affaire. L’audience se poursuit ce mardi pour les deux présumés restants de ce group .
Au début de l’audience, le ministère public leur a rappelé les charges retenues contre eux : tentative de renversement des institutions en date du 13 et 14/5/2015, assassinat des policiers, militaires et civiles et démolition des bâtiments.
Le Général Major Cyrille Ndayirukiye, le numéro 2 du putsch, a accepté une seule charge des 3 : celle d’avoir tenté de renverser les institution. « C’était pour sauver les Accords d’Arusha que Pierre Nkurunziza avait violé en présentant sa candidature pour le 3ème mandat illégale», a-t-il expliqué.
Selon lui, il fallait agir pour empêcher la police qui tirait à balle réelle sur les manifestants et compenser le silence du ministre de la sécurité publique et celui de la défense qui commençaient à faire mal. Le Général regrette que son objectif d’assister des personnes en danger n’a pas été atteint.
Le numéro 2 du putsch a demandé à la cour de convoquer le Général Major Pontien Gaciyubwenge, ministre de la défense au moment du coup d’Etat ; le chef d’Etat-major actuel, le Général Major Prime Niyongabo et le numéro un du putsch, le Général Major Godefroid Niyombare aujourd’hui en cavale.
D’autres prévenus qui ont été écoutés sont le Général Major Juvénal Niyungeko, le Général Major Zénon Ndabaneze, Colonel Daradangwe Jean Bosco et Capitaine Barnabé Barimbereyimana. Deux sur ces 4 officiers ont indiqué avoir agi pour sauver les accords d’Arusha.
Alors que l’audience a été remise pour ce mercredi, 6 janvier 2016, le major Michel Kazungu et Hagabimana Richard devraient être écoutés ce mardi.




