
« Le chômage est un frein incontournable au développement, et pas mal de jeunes diplômés ne trouvent plus de travail », tels sont les propos de certains participants à cette rencontre tenue ce mardi dans les enceintes de l’Eole Technique de Bubanza(ETB) par le président de l’assemblée nationale envers les élus locaux des communes Bubanza et Musigati. Cette réunion a suivi une autre dernièrement organisée envers les élus locaux des communes Gihanga, Mpanda et Rugazi dans la même province de Bubanza.
Tous les chefs de collines, les membres des conseils communaux, les chefs de zones et les administrateurs des deux communes Bubanza et Musigati étaient conviés à cette rencontre qui était organisée par les sénateurs et les parlementaires et dirigée par le président de l’Assemblée Nationale, Pascal Nyabenda.
Comme l’ordre du jour était essentiellement le développement de la province, les participants ont soulevé pas mal de problèmes qui handicapent le développementet la majorité d’entre eux est revenu sur le chômage.
« Vous voyez, nos enfants n’ont plus ou aller. Au lieu d’être heureux de terminer les études, ils sont plutôt malheureux, ils ne trouvent pas de boulot, ils sont laissés à eux-mêmes. Trop et trop de jeunes diplômés regrettent d’avoir passé tout leur temps àl’école pour retourner cultiver à coté de leurs parents. Certains terminent les lycéespédagogiques, d’autres les différentesécoles techniques, d’autres encore sont des licenciés ou des ingénieurs et sont contraints d’attendre le travail pendant des années et des années. Comment peut-on parler de développement dans une situation pareille ! », a indiqué l’un des participants.
De son côté, Pascal Nyabenda président de l’Assemblée Nationale a précisé que le chômage est un problème connu et qui se trouve au niveau de tout le pays et que les solutions devraient être cherchées àl’échelle nationale.
La réunion a été clôturée par la remise des téléphones portables aux chefs de collines afin de mieux communiquer avec les forces de l’ordre en matière de sécurité. Aussi cent vingt ménages vulnérables ont bénéficié d’une assistance constituée d’une houe, un pagne et cinq kg de riz par ménage.




