
Une délégation de 33 personnes arrive incessamment dans la capitale Bujumbura. Cette délégation du SCNU est composée de 15 membres dudit conseil et 6 assistants, 5 membres du secrétariat des Nations unies, 3 autres fonctionnaires des NU ainsi que 4 journalistes de différents médias accrédités à New York.
Cette délégation arrive au moment où le dialogue interne inter-burundais a débuté ce mardi le 19 janvier 2016. Ce dialogue est contesté par l’opposition politique dont la plupart est à l’extérieur. Les UN viennent négocier la relance du dialogue inter burundais extérieur au point mort depuis fin décembre dernier.
Le dialogue externe avait été lancé le 28 décembre dernier à Entebbe en Ouganda. A cette date, le président ougandais –médiateur- avait indiqué que le dialogue devrait se poursuivre le 6 janvier 2016 à Arusha en Tanzanie, mais ce rendez-vous n’a pas été respecté. Depuis, on a parlé du 15 janvier comme date probable de reprise du dialogue, ce qui n’a pas été concrétisé.
Le gouvernement conteste la composition de la liste des participants dans ce dialogue. Ce mardi, le ministre des relations extérieures Alain aimé Nyamitwe a indiqué que parmi les participants il y a ceux qui sont poursuivis par la justice. Il estime qu’il y a des milliers d’associations et des dizaines des partis politiques qui n’ont pas été considérés par la médiation.
L’opposition, elle, dit que le dialogue externe doit se dérouler entre les anti et les pro- troisième mandat. Léonce Ngendakumana- un des leaders de l’opposition- estime que ce sont ces deux parties qui sont bien placées pour trouver la solution à la crise burundaise.




