Dans un communiqué publié ce mardi, le gouvernement du Burundi salue la décision prise par les chefs d’Etats et des gouvernements de ne pas envoyer des troupes étrangères sur son territoire. La mission composée de 5000 hommes avait été proposée par le conseil de paix et sécurité de l’Union Africaine.
Le secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba indique que les burundais s’étaient déjà indignés contre le déploiement de la «Mission africaine pour la prévention et la protection” MAPROBU.
«Le gouvernement du Burundi a accueilli à bras ouverts la proposition des chefs d’Etats de l’Union africaine d’envoyer une délégation de haut niveau pour s’enquérir de la situation actuelle. Le gouvernement avait demandé à maintes reprises une telle délégation pour connaître la réalité du pays. C’est par là que le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine devraient commencer avant de prendre une décision d’envoyer la MAPROBU sur la base de faux rapports», lit-on dans ce communiqué.
Le gouvernement s’insurge contre des ONGs comme Amnesty international pour avoir publié de faux rapports sur le Burundi surtout des images que l’ONG données comme preuves possibles des charnières au Burundi. « Le Gouvernement de la République du Burundi condamne cette nouvelle tentative par Amnesty International pour ternir une fois de plus l’image du Burundi », souligne ledit communiqué.
Le même communiqué évoque l’engagement du gouvernement de mettre en application les recommandations du 26e sommet des chefs d’Etats de continuer un dialogue inclusif initié par le président ougandais Yoweri Museveni.




