
L’Organisation des Nations Unies fait tout son possible pour faciliter un règlement pacifique de la crise qui secoue le Burundi, c’est la déclaration du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, lors de sa visite au Burundi.
Dans un point de presse conjoint avec la Président burundais après une heure d’entretien, Ban Ki-Moon a promis au Président Nkurunziza que l’ONU est prête à apporter son aide au Burundi, et appuyer ses efforts à travers un partenariat renforcé.
Il a par ailleurs appelé les dirigeants politiques burundais à s’engager dans un dialogue crédible et ouvert afin de mettre fin aux troubles frappant le Burundi pendant environ dix mois maintenant.
“Les acteurs politiques burundais doivent faire preuve de courage et de confiance pour arriver à un processus politique crédible afin de permettre aux Burundais de vivre à nouveau en paix et jouir de leurs droits humains”, a déclaré le Secrétaire général de l’ONU à la presse après sa rencontre avec le président Pierre Nkurunziza.
Ban Ki-Moon a rencontré des dirigeants politiques tant de la mouvance que de l’opposition à son arrivée à Bujumbura ce lundi soir. Il salue leur engagement à un dialogue inclusif, engagement aussi promis par le président Pierre Nkurunziza.
«Je suis très ravis que les dirigeants politiques, tant du parti au pouvoir que l’opposition, ont promis de s’engager dans un dialogue inclusif, ce que le Président Nkurunziza a confirmé,” a-t-il dit.
De sa part, le Président précise que ceux qui sont engagés dans des actes de déstabilisation ne peuvent pas prendre part au dialogue inter-burundais.
Ban Ki-Moon a révélé que Jamal Benomar, son conseiller spécial, a déjà déployé son “équipe au Burundi pour travailler avec le gouvernement burundais pour soutenir un dialogue crédible et inclusif et de conseiller les autorités sur la gestion des défis sécuritaires”.
Le Secrétaire général de l’ONU se félicite des mesures prises récemment par le gouvernement burundais pour apaiser la situation. Parmi les mesures prises figurent la réouverture de deux radios qui avaient été fermées à la suite du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015, et le retrait des mandats d’arrêt à 15 politiciens en exil qui étaient poursuivis pour leur présumée implication dans la crise burundaise, et la promesse de libérer 1200 prisonniers. Ban Ki-Moon s’attend cependant à ce que d’autres initiatives soient entreprises.
“Ceci est un pas encourageant, mais je l’espère à nouveau que des mesures supplémentaires seront prises”, a-t-il dit.




