La suspension de l’aide au Gvn’t burundais ne signifie pas sanction

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    La mesure prise ce 14 mars de suspendre l’aide directe au gouvernement burundais ne signifie pas une sanction contre le peuple burundais, c’est ce que dit Patrick Spirlet, Délégué de l’Union Européenne au Burundi.

    Dans une conférence de presse tenue à Bujumbura au lendemain de la décision, Patrick Spirlet a indiqué que la coopération de l’Union Européenne avec le Burundi n’est pas suspendue, soulignant toutefois que la reprise dépendra du respect des engagements du gouvernement burundais en matière politique, des droits de l’homme et de l’Etat de droit.

    Au cours de cette conférence, le Délégué de l’Union Européenne a précisé que la “décision a été prise en tenant en considération l’évolution des derniers mois, surtout avec le mois de décembre marquée une dégradation des droits de l’homme”.

    Selon lui, l’UE a pris en considération les mesures d’apaisement avancées récemment par le gouvernement burundais , qui, malheureusement, ont été considérées comme insuffisantes par les Etats membres de l’Union Européenne pour répondre à ses préoccupations. “De là, la décision qui a été prise”, indique-t-il.

    Insistant que la décision n’est pas synonyme de sanction, Patrick Spirlet également fait savoir qu’elle a été prise pour ne pas pénaliser la population .

    “L’esprit de cette décision n’est absolument pas celle de sanctionner. De plus, il est clair qu’elle a été établie pour ne pas pénaliser la population burundaise”, dit-il. Il explique que 55 millions sont octroyés en appui direct aux population alors que l’UE maintient une aide humanitaire qui inclut un appui financier d’aide humanitaire à la fois au Burundi et dans les pays qui l’entourent sur le plan des réfugiés.

    Mr. Spirlet fait savoir que l’UE reste ouverte au dialogue avec le Burundi pour une reprise de la coopération.

    “Nous sommes tout à fait ouvert au dialogue, à anticiper le plus rapidement possible tout élément positif qui serait fourni par les autorités de ce pays, d’où alors les possibilités d’une révision anticipée avant les six mois reste possible”, a-t-il expliqué.

    Le gouvernement n’a pas encore réagi à cette décision de l’Union Européenne. Mais, pour la population, la décision est un coup de tonnerre. Les habitants de Bujumbura demandent au gouvernement burundais de s’acquitter de la demande de l’Union Européenne afin tout au moins de ne pas s’enfoncer dans la crise financière.

    L’Union Européenne prévoyait une aide financière de 432 millions d’Euros pour la période de 2014 à 2020.

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