
Ce 28 juillet, le comité de l’ONU contre la torture entame un examen spécial sur le Burundi à Genève pour débattre la question de violation des droits de l’homme au Burundi. Les nations unies disent au préalable avoir consulté une dizaine d’organisation de la société civile et dénoncent le service national de renseignent et Imbonerakure.
L’action des chrétiens pour l’abortion de la torture Acat-Burundi est l’une de ces dix organisations de la société civile burundaise consultée par les Nations unies. Armel Niyongere, le président de cette organisations indique que beaucoup de cas d’arrestations arbitraires, de tortures, disparitions forcées et des exactions extrajudiciaires ont été commis par le service national de renseignement depuis fin avril 2015, appuyé par les Imbonerkure, jeune affiliés au parti au pouvoir.
Ces allégations poussent le comité des nations unies contre la torture à entamer un examen spécial sur le Burundi à Genève en Suisse depuis ce 28 Juillet. Cette procédure est exceptionnelle puisqu’elle n’a été utilisée qu’à deux reprise par le passé en Israël en 1997 et pour la Syrie en 2012.
Durant les deux jours, ce comité composé de dix experts indépendants va interroger une délégation burundaise dirigée par la ministre de la justice sur l’avancée des enquêtes sur les violations des droits de l’homme.
Bien que le président de l’Acat parle d’une impunité au Burundi et qu’il n’y a pas d’enquêtes qui sont menées face à ces crimes qui sont commis dans le pays, les autorités burundaise tournent le talon face à ces allégations en affirmant qu’il n’y a pas d’impunité au Burundi.
De ces allégations de tortures qui sont jugées exagérées au Burundi, durant ces deux jours, les nations unies comptent également avoir des éclaircissements sur l’attaque par balle perpétrée contre le vieux fervent défenseur de droit de l’homme, Pierre Claver Mbonimpa et le meurtre de son fils. Sur ce cas, les autorités burundaises déplorent alors le manque de collaborations des plaignants. A titre de rappel, le rapport des Nations unies de fin juin 2016 donne un bilan de 650 cas de torture, un bilan réduit par les autorités burundaises qui ne reconnait que cinq dossiers ouverts..




