La journée de la commune ne devrait pas se limiter aux cérémonies folkloriques

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    Selon la PARCEM, Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités, telle que le definit la loi de la commune , celle-ci est une entité de développement économique au niveau local. Dans un contexte de lutte contre la pauvreté, la commune devient l’entité qui concrétise tous les programmes du développement tracés au niveau central. De même que le gouvernement , la parcem soutient l’initiative de mettre sur pied une journée de la commune. A sa troisieme célébration, cette journée sera célébrée le 6 Août dans les 119 communes du Burundi mais le début n’a pas été facile, souligne Therence Ntahiraja, assistant du ministère de l’intérieur . Toutefois, Faustin Ndikumana deplore que la célébration de cette journée est agrémentée par des manifestations folkloriques à caractère de mobilisation politique.

    Il mentionne qu’une telle occasion devrait servir de méditation ou de faire une introspection sur les défis qui entravent le développement des communes. Parmi ces défis, figure le manque de liaison entre les documents de référence et planification central tel que la vison 2025 et le CSLP de la planification communale locale. Faustin Ndikumana trouve que ce défis risque de limiter la traçabilité des contributions des communes dans l’aboutissement aux références chiffrés contenus dans les documents centraux. D’après toujours Faustin Ndikumana, la célébration de la journée de la commune devrait toucher aussi le manque de ressources humaines au niveau quantitatif et qualificatif au lieu que le recrutement se penche sur des balises politiques sans oublier le manque de moyens matériels. La parcem ajoute que certains administrateurs communaux n’ont pas même de moyens de déplacement.

    Selon cette organisation de la société civile qui s’intéresse à l’économie, la journée de la commune, en plus, devrait résoudre la question d’interférence entre le ministère de l’intérieur et de la formation patriotique du ministère du développement communal dans le pilotage des projets des communes. Enfin, le manque des données chiffrés sur certains indicateurs socio économiques , le problème de corruption qui se matérialise dans la passation des marchés et dans le recrutement , le manque de l’implication citoyenne dans le suivi des affaires de la commune et la faible recevabilité des autorités communales envers la populations méritaient d’être débattus autour d’une table ronde dans la célébration de la fête de la commune, ajoute Faustin Ndikumana.

    La parcem trouve, dans l’avenir, qu’ une semaine dédiée à la commune devrait précéder la célébration d’une telle journée, pour asseoir des débats susceptibles de jalonner des solutions à tous ces problèmes.

    De la part du ministrère de l’interieur, Therence Ntahiraja, l’assistant du ministre et porte parole dudit ministère rappelle plutôt que cette journée offre une occasion à la population d’échanger sur la situation sociale, économique, politique et les perspectives à venir de la commune. Il ajoute qu’au lieu de se limiter aux cérémonies seulement, elle constitue un moment propice pour établir les contrats de performances des élus locaux et d’en faire un suivi-évaluation. Il renchérit que cette journée permet enfin de décoler ceux qui se sont engagés d’une façon exceptionnelle au développement de la commune.

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