Burundi: Le sommet des chefs d’Etat de l’EAC autour de la crise burundaise

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    C’est jeudi qu’a commencé à Dar es Salaam la tenue d’un sommet des chefs d’Etat de l’AEC. La délégation burundaise est conduite par le ministre des affaires étrangères Alain Aimé Nyabitwe. La question de la crise burundaise étant primordiale , le facilitateur Benjamin Mkapa prévoit de faire part aux participants de l’état d’avancement des pourparlers entre les burundais.

    {{Réactions de certains leaders des partis politiques burundais et de la société civile}}

    Le parti MRC- Rurenzangemero trouve que la tenue de ce sommet avait déjà affiché un retard. Prof. Juvénal NGORWANUBUSA président de ce parti revient sur la promesse faite par le facilitateur Benjamin MKAPA lors du récent rendez-vous manqué à Arusha au mois de Juillet”.Le facilitateur avait dit qu’il va d’abord présenter le compte rendu de ces pourparlers au sommet des chefs d’Etats et voilà, un mois allait boucler ses deux bouts”. Ce pendant, NGORWANUBUSA pense que ces chefs d’Etats se renseigneraient sur la situation actuelle du pays pour mieux sauter sur le vrai problème du Burundi.

    Du côté du parti Frodebu Nyakuri, ce sommet aura des retombées significatives s’il s’attaque à la question d’ extradition des putschistes de 2015 refugiés dans les pays limitrophes pour que la justice leur soit rendue. Keffa Nibizi, le politique à la tête de ce parti demande aux chefs d’Etats de ne pas adopter la récente résolution de l’EALA mettant à la quarantaine le Burundi dans la tournée de ses assises et que les Rwanda accepte le déploiement des experts militaires sur son territoire pour vérifier si ce pays ami n’abrite pas des groupes armés qui s’apprêtent à bombarder le Burundi.

    De l’autre camps de Sahwanya Frodebu, les burundais ne devraient pas compter beaucoup sur les recommandations qui seront émises au sortir de ce sommet ni à la médiation régionale pour dénouer la crise politico sécuritaire. Les burundais devraient plutôt se mettre eux-mêmes autour de la table de négociation. Fréderic BAMVUGINYUMVIRA, président de ce parti, les burundais savent sans doute la vraie cause de la crise actuelle et la voie de sorti sinon des sommets des chefs d’Etats ont eu lieu et il y en aura pour toujours.

    En plus des hommes politiques, la sociétés civile s’est exprimé. L’OLUCOME voit que le dialogue inter burundais sous la direction de la médiation est africaine semble boiter suite au manque de l’agenda consensuel.

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