Les chambres haute et basse du Parlement Burundais ont adopté ce mercredi le 12 octobre 2016 le projet de loi portant retrait du Burundi du Statut de la Cour Pénale Internationale(CPI). La menace de ce retrait avait était brandie dès le retour de Genève du ministre des droits de l’homme en début de ce mois.
Selon la Ministre de la justice qui était allé défendre ledit projet de loi devant les députés “la CPI est un instrument de pression que les puissances exercent aux pays pauvres ou un moyen de les déstabiliser. Le portant retrait du Burundi du Statut de Rome est une façon de contester la partialité du procureur de la CPI qui n’a cessé de prêter oreille attentive aux détracteurs du pouvoir de Bujumbura alors que c’eux qui devaient être trainés devant la CPI”, a-t-elle martelé.
{{{Que disent les élus du peuple?}}}
D’après honorable Nshimirimana Georges, le Burundi aurait dû quitter le Statut de la CPI il y a bien longtemps. Il constate que le parti CNDD-FDD est un enfant mal aimé de la communauté internationale.
L’honorable Gélase Ndabirabe, lui, parle du complot orchestré par l’Union Européenne pour déstabiliser les institutions burundaises en prenant des sanctions contre le Burundi et en hébergeant des putschistes. « A son échec, l’U-E pousse la CPI à entrer dans la cadence », a-t-il poursuivi.
« Erreur politique et diplomatique », a réagi l’honorable André Ndayizamba. Parlant de la CPI, il a indiqué que les pays africains accusent à tort cette cour car, explique-t-il, les pays africains excellent dans la violation des droits de l’homme sur leurs propre territoires alors que d’autres pays, s’ils sont amenés à en commettre, le font à l’étranger.
Le député Fabien Banciryanino, quant à lui, a dénoncé l’impunité des crimes de ces derniers jours dont les auteurs ne se sont jamais inquiétés. Il a prévenu que le retrait du Burundi du Statut de la CPI ne fera qu’encourager les criminels à en commettre d’avantage.
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Que conclut l’Assemblée Nationale?}
Malgré les divergences sur le retrait du Burundi du Statut de Rome, le projet de loi y relatif a été adopté par 94 députés sur110.
Sous même angle, dans l’après midi de ce mercredi, la chambre haute du parlement du Burundi a rejoint la décision de l’avant midi de la chambre basse en procédant à l’adoption de ce projet de loi a l’unanimité.
Ainsi, le Burundi grave les échelons vers la sortie du Statut de Rome. L’adoption du projet de loi portant retrait du Burundi du Statut de Rome est une autre étape franchie dans la course du Gouvernement burundais vers la sortie du Statut de la CPI. Ce projet de loi avait été adopté, jeudi dernier, par le Conseil des ministres.




