Dans son discours aux Banamarimwe de Rumonge ce samedi 22juillet 2017, Jeanne Ndimubandi, secrétaire nationale du Front National pour la Libération FNL a déclaré que la Démocratie s’est implantée au Burundi depuis que ce pays de l’EAC est dirigé par un Hutu. Pour Amizero y’abarundi, ces déclarations ne sont que des affirmations simplistes.

« Gahutu Rémy, leader historique du PALIPE HUTU FNL devenu plus tard FNL, l’avait bien prédit : La Démocratie se sera implantée au Burundi lorsque ce pays sera dirigé par un président Hutu ». Jeanne Ndimubandi, secrétaire nationale du FNL a déclaré que cette prophétie s’est concrétisée car le Burundi est dirigé par un président Hutu depuis bientôt plus d’une dizaine d’années.
S’adressant aux représentants communaux du FNL en province Rumonge à Rumonge, Jeanne Ndimubandi a fait savoir qu’il n’y a plus autre promesse à attendre car les Burundais l’ont eue et la vivent déjà. Il ne reste donc plus qu’à en tirer profit. Ainsi, la secrétaire nationale du FNL a appelé aux Banamarimwe encore membres de la coalition Amizero y’Abarundi de regagner le parti FNL afin de travailler dans la légalité et commencer dès maintenant la propagande afin de remporter les élections de 2020 qui s’annoncent déjà.
Tout en accueillant ceux qui viennent de quitter la coalition « Amizero y’Abarundi », Jeanne Ndimubandi a accusé publiquement cette coalition de vouloir prendre le pouvoir par force, ce qui est impossible dans un pays démocratique comme le Burundi.
{{ Une affirmation simpliste selon Agathon Rwasa}}
Le président de la coalition Amizero y’abarundi s’inscrit en faux contre les propos de Jeanne Ndimubandi secrétaire général du parti FNL qui accusent la coalition de vouloir accéder au pouvoir par la voie de la force. Pour Agathon Rwasa, des tels propos peuvent créer des problèmes au Pays. « Nous assumons notre passé d’avoir été dans le maquis mais faire la guerre c’est ne pas un jeu car il n’est pas exclus d’y laisser sa peau », explique -t-il.
La coalition Amizero y’abarundi trouve qu’un Hutu qui dirige le pays n’est pas synonyme de la consolidation de la démocratie au Burundi. Encore moins le point de vue du leader charismatique du FNL en la personne de Gahutu Remy, Agaton Rwasa président de cette coalition fait savoir que de tels propos sont des affirmations gratuites. « Réduire la démocratie à l’exercice du pouvoir par un individu de telle ou telle autre ethnie est un esprit simpliste », dit -il.
Selon M. Rwasa, les idéaux pour lesquels Gahutu Remy s’est battus manquent cruellement. « Il prônait une société juste et équitable où la politique devrait, davantage, contribuer à ressembler les Burundais », souligne Agathon Rwasa qui déplore que la situation actuelle est loin d’être celle que prônait Gahutu Remy.




