La commission nationale chargée de piloter le dialogue interne au Burundi CNDI a clôturé récemment sa mission après avoir parcouru les provinces et communes du Burundi dans le but de récolter les avis des citoyens burundais sur les voies et moyens de bannir définitivement les violances postes électorales au Burundi. Jusqu’à l’heure actuelle, son rapport final n’a pas été porté à la connaissance des public. L’ONG local Parcem demande qu’il soit publié.

Faustin Ndikumana, président de PARCEM indique que son organisation n’a pas encore vu le rapport de la CNDI. “On s’est limité à un communiqué sommaire mais qui a montre en grande ligne ce qu’il a de quintessence par rapport aux conclusions”, a t -il expliqué. Les burundais qui ont pris part à ces débats que l’ONG Parcem juge nécessaire mais pas insuffisant, comme figure dans le communiqué ,ont mentionné la question liée à l’indépendance de la majustrature, la séparation de pouvoir, la question de droit de l’homme , la pauvreté et du chômage.
Selon toujours cette ONG qui s’appuie sur le communiqué sur la CNDI, la population s’est exprimée également sur la constitution. ”on nous a dit qu’ une opinion s’est exprimée pour la modification de la constitution alors qu’une autre partie non négligeable s’est exprimée en faveur du maintien de ladite constitution”, rappelle Faustin Ndikumana qui trouve qu’il s’agit d’un débat qui peut continuer. “S’il y a une commission technique chargée de proposer les modifications de la constitution, elle devrait tenir compte de l’ orientation politique car en matière de proposition, il faut une orientation politique par rapport à un débat”, souligne -il.
Pour cette ONG locale, le travail de la CNDI était un débat nécessaire mais pas suffisant parce qu’il faut un débat des acteurs pour aborder les défis que les burundais ont soulevé. ”Nous voulons un climat apaisé qui permet à ce que les institutions, la classe politique et la société civile se concentrent sur les défis qui hantent les citoyens”, martèle Faustin Ndikumana.
L’ONG Parcem trouve qu’un burundais n’a pas besoin des polémiques entre les producteurs des rapports et ceux qui contestent la véracité des faits contenus dans ces derniers. ”Un burundais veut qu’un mécanisme lui permettant d’éradiquer l’injustice soit à son secours temps”, dit-il. Pour ndikumana, c’est ce mécanisme qui viendrait trouver solution aux défis que la population a avancé. Il appelle les concernés à cultiver l’esprit et permettre la continuité de débat pour remettre le Burundi sur les rails.




