De la démocratie au Burundi, difficile d’en parler

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    Le 15 septembre de chaque année, le monde célèbre la journée internationale dédiée à la démocratie. Au Burundi, les acteurs de la vie politique pensent que le chemin est encore long pour la consolidation de la démos kratos malgré le pas déjà franchi.


    Selon le Séc. Gén. du parti pour Union et le progrès national trouve que même si un pas a été franchi, une liste reste allongée pour consolider la démocratie au Burundi. A coté des élections, Olivier Nkurunziza dit que la justice, le respect des droits humains, les libertés d’expression et de réunion sont entre autres des aspects qui caractérisent la démocratie. « Là nous constatons qu’il y a quelque chose qui croche encore au Burundi », dit le secrétaire générale du parti de Rwagasore. Cet avis est partagé avec le président de l’ONG locale Parole et action pour le Changement de mentalité (Parcem), qui fait savoir que le respect de ces principes reste à désirer.

    Pour l’Uprona, le respect des principes fondamentaux de la démocratie devrait s’enraciner dans les coutumes et le comportement des hommes politiques. Olivier Nkurunziza parle de la démocratie comme un processus. Il encourage le gouvernement du Burundi à créer un climat politique favorable à partir des angles ci-haut cités.

    Faustin Ndikumana de son côté indique que la bonne gouvernance, la justice pour tous et le développement basé sur l’évolution de la société, sont les fruits de la démocratie. Certains dirigeants pensent que la démocratie se limite aux élections, déplore le président de l’ONG locale parole et action pour le Changement de mentalité.

    {{Qu’en est-il de la démocratie au sein des formations politiques ?}}

    Pour le secrétaire général de parti Uprona, certains dirigeants des partis politiques ne sont pas forcément le fruit du consensus. Le trafic d’influence, y est également pour quelque chose, explique le numéro deux de l’exécutif à l’Uprona. La tenue des primaires au sein des partis, serait à son avis la meilleure façon de renforcer la démocratie dans les organisations politiques, et partantes, dans la gestion futures des affaires publiques. Il dénonce le fait qu’il y a des partis qui sont dirigés, plusieurs années durant par une seule personne. « comment s’attendre à une alternance à la tête du pays, au moment où elle n’existe même pas au sein de certains partis » s’interroge M. Nkurunziza.

    Le parti de Rwagasore trouve également que la crise de 2015 a eu comme impact la restriction de l’espace politique pour les partis qui, jusque-là étaient actifs sur la scène politique Burundaise. « La position de l’Uprona est qu’il faut une opposition responsable capable de dénoncer ce qui ne marche pas et reconnaitre des initiatives positives.

    Le SahwanyaFrodebu lui, met en doute l’existence des partis politiques dignes de leur nom au Burundi. Léonce Ngendakumana l’explique par le fait que la société civile est quasi inexistante et que les partis politiques ont, dit-il, été scindés en ailes antagonistes et irréconciliables.

    {{Difficile de parler de la démocratie dans les pays secoués par des crises répétitives}}

    Léonce Ngendakumana vice-président du parti Sahwanya Frodebu pense que du sud au Nord de l’Afrique, il est difficile de parler de la démocratie à l’exception de la Tanzanie. « Dans les pays constamment en guerre la démocratie est pratiquement impossible », explique le vice-président du Frodebu. Il dénonce ce qu’il appelle solidarité négative des chefs d’Etats Africains qui, poursuit-il, cherchent par tous les moyens à s’éterniser au pouvoir.

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