Le président du groupe parlementaire de la coalition Amizero y’Abarundi dénonce les arrestations répétitives des membres de cette coalition. « C’est la persécution qui continue », dit-il.
Le cas récent est celui de 5 de nos membres arrêtés en commune Rugazi de la province Bubanza, dit Pierre Célestin Ndikumana. « Il s’agit de 5 personnes, arrêtées samedi par les forces de l’ordre, chacun à son domicile ». L’officier de la police judiciaire n’a pas pu déterminer les infractions à leur charge, poursuit-il. Cet élu fait savoir que ce dossier serait aujourd’hui entre les mains des administratifs.
La semaine dernière, 5 autres personnes ont été arrêtées en commune Gihanga. Ces dernières sont accusées de mener une campagne de sensibilisation à la population pour voter « NON », dans le referendum constitutionnel.
L’honorable P. Célestin Ndikumana dit que sa coalition n’a jamais commencé à mener des campagnes de sensibilisation sur le prochain referendum. Pour lui, leurs membres sont victimes de soupçons puisque, l’étape dans ce processus référendaire en est aujourd’hui à l’explication des changements apportés par ce projet de Constitution.
Ce député dit que le Burundi risque de faire marche en arrière dans la liberté politique. « Le verrouillage de l’espace politique continue, ils ne veulent pas de voies discordantes ». Il demande aux autorités d’user de la patience plutôt que de soupçonner les gens pour des faits qui ne tiennent pas.




