Le Premier Vice-Président de la République a pris l’avion à destination de Kampala en Ouganda pour représenter le Chef d’Etat Burundais au 19e Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Est Africaine. Ce Sommet se tiendra du 22 au 23 février. 
Le Premier Vice-Président de la République s’est rendu à Kampala ce mercredi. M. Gaston Sindimwo représentera le Chef d’Etat Burundais Pierre Nkurunziza dans ce Sommet qui sera précédé par une retraite des Chefs d’Etat, a annoncé le porte-parole du Premier Vice-Président de la République.
Evelyne Maniragaba a précisé les points qui feront objet de discussion dans ce Sommet. Elle a indiqué qu’au cours de cette retraite des Chefs d’Etat, les questions liées au financement des infrastructures publiques telles que les routes, les ports , les chemins de fer et du secteur de la santé seront analysées.
Après la retraite, Evelyne Maniragaba a fait savoir que G. Sindimwo aura l’occasion de présenter la situation globale du Burundi ainsi que l’état actuel du processus d’amendement de la constitution et celui relatif au dialogue extérieur.
{{Des partis politiques burundais nourrissent des espoirs quant à l’issu de ce sommet}}
Alors que l’opposition politique burundaise souhaite que le vote du referendum se fasse après le 5e round de dialogue burundais, avec l’aboutissement à un accord, le chef de l’URONA n’est pas de cet avis. « Il est difficile de croire que l’on puisse le faire avant car le vote va se faire au mois de Mai », « De plus, le Burundi est souverain. Les chefs d’Etats du sommet peuvent proposer des voies de sorties mais la décision revient aux burundais eux même». Abel Gashatsi trouve que le comportement déjà affiché par les politiciens burundais ne garantisse en aucun cas un accord avant le vote. Pour lui, ce qui est nécessaire maintenant, c’est que les hommes politiques s’entendent sur une feuille de route qui mènerait vers de bonnes élections.
Ce chef d’un des partis de l’opposition invite le gouvernement burundais à continuer le dialogue inter-burundais d’Arusha en mettant de côté le referendum. « Cette nouvelle constitution n’a d’autres visées que d’assouvir les ambitions démesurées de certains».
Pour le professeur Ngorwanubusa, ce sommet doit être un moyen pour le Burundi de présenter des projets de développement. « On dirait que le Burundi est absent sur la scène des projets alors que les autres se mettent ensemble pour développer leurs pays».




