Le conseil national de la communication au Burundi a pris la mesure de suspendre à partir de ce 7 mai la BBC et la VOA pour six mois. Trois radios ont reçu des mises en garde.

Dans une conférence de presse, le conseil national de la communication a profité de l’occasion pour suspendre pour six mois l’émission sur le territoire burundais de la radio britannique BBC et la voix d’Amérique VOA. Cet organe de régulation accuse ces deux medias internationaux d’avoir affiché des manquements à la loi régissant la presse au Burundi et à la déontologie professionnelle. “La BBC a fait fi à la note de mise en garde lui adressée en date du 16 mars”, explique Karenga Ramadhan, le président du CNC. Parmi les raisons avancées pour suspendre la voix d’Amérique, ajoute Karenga, figure l’utilisation d’une application en ligne d’une station dont sa fréquence avait été retirée, une raison à laquelle s’ajoute le recrutement d’un journaliste figurant sur la liste des personnes recherchées par la justice burundaise.
Au cours de cette même conférence de presse, le président du CNC en même temps porte parole de cet organe de régulation a mis en garde trois radios dont la radio France internationale RFI pour avoir passé outre les règles du métier. Karenga Ramadhan précise que la RFI est mise en garde pour avoir traité “tendancieusement et mensongèrement ” des informations qui ont été diffusées le 21 et le 25 Avril 2018. Selon cet organe, le journaliste et son intervenant ont affirmé que le décret portant ouverture de la campagne référendaire contient un article qui réprime jusqu’à l’emprisonnement les burundais qui s’exprimeront contre le projet de constitution qui sera soumis au référendum.
Les radios locales telles que Isanganiro et CCIB FM+ sont accusées par le conseil national de la communication de n’avoir pas respecté leurs cahiers de charge en matière respectivement de vérification rigoureuse des sources d’information et le respect de la grille des émissions. C’est au moment où la rubrique “Annonce et publicité” du journal gouvernemental Le Renouveau a été suspendu pour trois mois pour avoir obtempéré à une note d’avertissement interdisant à ce journal des publications dans une langue non reconnue par le CNC .




