L’organisation avocats sans frontiers, ASF décide de fermer ses portes au Burundi. ll lui est impossible de satisfaire à certaines exigences des autorités.
Selon le communiqué d’Avocat sans frontières de ce lundi, ASF comme toutes autres ONGEs internationales dit avoir vu ses activités dans le pays suspendues par le Conseil national de sécurité depuis le 1er octobre dernier, pour motif de ne pas s’être mise en conformité avec la loi sur les organisations non gouvernementales étrangères (ONGE) adoptée en janvier 2017.
Selon cette ONG, vus les documents exigés par le ministère de l’intérieur pour lever la suspension, y conformer pour ASF serait contraire au fondement et à ses valeurs. « Après mûre réflexion, nous estimons que répondre favorablement à certaines demandes des autorités serait contraire au fondement même de notre organisation et à ses valeurs. Nous ne serons donc pas en mesure d’obtenir la levée de notre suspension», lit-on.
Selon ce communiqué, après 20 ans de sa présence au Burundi, ASF précise qu’elle est contrainte, à son plus grand regret, de fermer son bureau à Bujumbura et de quitter le pays à la date du 31 décembre 2018.
Toute en remerciant les personnes et associations ayant soutenu son action au Burundi, ASF espère contribuer à nouveau dans le futur. « Notre volonté d’agir en faveur de l’accès à la justice pour les populations burundaises reste, elle, intacte, et nous espérons pouvoir y contribuer à nouveau dans le futur », poursuit le communiqué de l’ONG Avocat Sans frontières.
Contacté à propos le ministère de l’intérieur, le porte-parole se réjouit de l’état d’avancement de réenregistrement des ONGEs. « Plus de 60 se sont faites enregistrer et celles qui vont fermer leurs portes restent inconnues. Après la date butoir peut- être, celles qui ne seront pas là, on saura qu’elles auront décidé de fermer les portes », a confié à la Radio Isanganiro Tharcisse Niyongabo, assistant du ministre de l’intérieur.




