Huit ONGs étrangères se font réenregistrer pendant la période de prolongation

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    Les ONG étrangères autorisées à travailler sur le sol burundais sont chiffrées à 92. L’information est donnée par Tharcisse Niyongabo, le porte-parole du ministère de l’intérieur et assistant du ministre. Un délai de grâce d’un mois qui avait été donné à celles qui cherchaient encore des documents pour se conformer à la nouvelle loi régissant les ONGs étrangères a pris fin le 15 février.

    Le ministère le l’intérieur a annoncé ce mercredi la réinscription de huit Organisations Non Gouvernementales étrangères qui opèrent sur le sol burundais. Dans une interview accordée exclusivement à la Radio Isanganiro, Tharcisse Niyongabo, porte parole et assistant du ministre de l’intérieur affirme que les 92 organisations sont suffisantes pour travailler au Burundi, surtout que, dit-il, celles qui travaillaient effectivement en fournissant des rapports ne dépassaient pas le nombre de 100. “Sur les 84 ONGS qui s’étaient fait inscrire jusqu’au 31 décembre 2018, nous avons eu 8 ONGs huit supplémentaires sur 100 ONGs qui donnaient le rapport tandis qu’avant nous avions 142 ONGs pour dire que 42 ne donnaient pas de rapport”, affirme l’assistant du ministre burundais de l’intérieur.

    Concernant le sort des autres ONGs qui restent, cette autorité du ministère de l’intérieur dit que ces ONGs qui ne se sont pas fait réenregistrer n’ont pas voulu se conformer à la loi burundaise et surtout les conditions qui avaient été posées pour se faire enregistrer.

    Le ministère burundais de l’intérieur, via son porte-parole ne craint pas qu’il y ait un vide causé par ces ONGs. “Notre pays est organisé et a un gouvernement subdivisé en différents ministères, et ces derniers sont également subdivisés selon les domaines et les besoins de la population. Ce n’est pas ces ONGs qui faisaient vivre le pays mais il y a les ministères chargés d’accomplir les activités nécessaires”, minimise monsieur Niyongabo.

    Le Conseil National de la Sécurité a suspendu toutes les ONGs étrangères depuis le 1er Octobre pour trois mois afin de se conformer à la loi. Elles ont été sommées de se faire inscrire de nouveau jusqu’au 31 décembre dernier mais cette période de réinscription a été prolongée jusqu’au 15 février 2019.Cependant, certaines ONGs ont déjà annoncé la fermeture définitive de leurs bureau au Burundi expliquant qu’elles ne peuvent pas céder aux exigences du gouvernement burundais.

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