Le parlement burundais vient de recommander un Sommet des Chefs d’Etats de tous les pays ayant envoyé les troupes en Somalie. Il se demande pourquoi la décision de retrait de militaires de la Somalie en mission de maintien de la paix concerne uniquement les soldats burundais. Le ministre burundais de la défense Emmanuel Ntahomvukiye justifie ce retrait de militaires burundais de la Somalie par une injustice contre le Burundi par ses détracteurs. 
Dans les deux chambres réunies ce jeudi, les parlementaires s’inscrivent en faux contre l’expulsion de militaires burundais qui étaient en mission de maintien de la paix. Ils demandent au gouvernement burundais de réclamer “la tenue d’un sommet des chefs d’Etats des pays contributeurs de troupes au sein de l’AMISOM afin de parvenir à une situation consensuelle et juste”. Il invite également le gouvernement de la République du Burundi à envisager le retrait de toutes ses troupes en Somalie” si la décision n’est pas reconsidérée.
Le député Zénon Ndaruvukanye, président de la commission permanente à l’AN chargée des questions de défense et de sécurité se demande l’origine de cette décision.”Messieurs les ministres, pourquoi cette décision concerne uniquement les troupes burundaises? Quelle est la raison, selon vous, du retrait de nos troupes de la Somalie?”, s’interroge le député Ndaruvukanye.
Le ministre de la défense nationale Emmanuel Ntahomvukiye, qui était devant les deux chambres réunis ce jeudi, trouve que cette décision est due à l’injustice. Il n’écarte pas également le président rwandais, alors président de l’Union Africaine derrière cette décision.
Outre cela, le ministre Ntahomvukiye dit que le Burundi avait réclamé que la question de retrait de ces soldats de la Somalie soit discutée dans le récent Sommet des Chefs d’Etats de l’Union Africaine mais que le ministre des relations extérieures ne l’a pas présenté dans la réunion préparatoire. Le président de l’Assemblée Nationale, quant à lui, appelle le gouvernement burundais à la responsabilité et les militaires burundais en Somalie à a prudence parce que son effectif est réduit.
Révérien Ndikuriyo, président de la chambre basse du parlement souhaite également que tous les militaires burundais rentrent pour les protéger.
Même si les parlementaires soulèvent leurs inquiétudes; un groupe de 200 militaires a rentré déjà depuis l’après-midi de ce jeudi, confirme le ministre Ntahomvukiye.




