Une personne est morte suite aux bagarres survenues dans un débit de boisson de la colline Rukira de la commune Butihinda en province Muyinga. Selon les membres de l’opposition dans cette localité, il est victime d’intolérance politique. Alors que le gouverneur de Muyinga nie tout mobile politique autour des querelles ,la classe politique constate déjà une intolérance politique.

Elie Ncishubwenge est le nom de la victime d’échauffourées qui se sont éclatées l’après-midi de dimanche pascal. L’incident s’est produit sur un débit de la colline Rukira. L’administrateur de la commune Butihinda parle de dispute entre deux soulards. Innocent Haringanji annonce, par conséquent, que quatre personnes ont été déjà arrêtées.
Toutefois, au niveau des partis de l’opposition, on donne une autre version des faits: il s’agit d’une bagarre éclatée suite à l’intolérance politique entre les jeunes du parti au pouvoir et ceux des partis de l’opposition. L’homme qui n’est plus, selon les opposants a été battu à mort dans la matinée de ce lundi lors des arrestations de personnes accusées d’être à l’origine d’échauffourées de Rukira. Seuls les militants des partis FRODEBU et CNL sont visés, regrettent-ils.
En réaction, le gouverneur de la province Muyinga nie les faits. Selon Aline Manirabarusha, il ne faut pas politiser les faits ,”c’est un incident entre voisin ivre”, conclut cette autorité provinciale.
Une intolérance politique qui inquiète la classe politique au Burundi
Le parti Sahwanya FRODEBU se dit inquiet de l’intolérance politique qui s’observe ces derniers jours. Pierre Claver Nahimana, président de cette formation politique donne l’exemple du climat politique qui prévaut en commune Butihinda de la province Muyinga.Il craint que cette intolérance politique entrave le processus électoral déjà en cours.
Coté UPD Zigamibanga, le parti UPD-Zigamibanga condamne tous les actes liés à l’intolérance politique entre les membres en ce moment où le Burundi s’achemine vers les élections de 2020. Le Président de ce parti Kassim Abdoul demande aux responsables des partis politiques et aux administratifs d’utiliser un langage qui ne blesse pas les autres surtout les jeunes affiliés aux partis politiques.




