
« Les burundais ne vont pas se laisser conduire comme des moutons de Panurge. Ils ne vont pas accepter le retour d’un pouvoir aux relents d’une dictature puisqu’ils n’ont pas été consultés avant l’abrogation d’une constitution qui fut le fruit d’un dialogue de toutes les composantes du peuple burundais » ce sont les propos de Frédéric Bamvuginyumvira ce jeudi.
Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro sur le projet d’amendement de la constitution par le gouvernement , un projet aujourd’hui sur la table du parlement le vice président du parti Front pour la Démocratie au Burundi a dit que contrairement aux propos du Secrétaire du gouvernement tous les partenaires politiques n’ont pas été consultés dans ce projet qui fait objet de remous entre les acteurs politiques.
Selon Frédéric Bamvuginyumvira, à Kayanza lors de l’atelier des acteurs politiques en vue de préparer les élections de 2015, il a été question d’entente sur 42 points de préparations des élections mais pas de l’abrogation de la constitution. Les partenaires politiques pendant cette période s’étaient uniquement convenus de réviser uniquement le code électoral.
Même si certains de ces amendements étaient directement liés avec la constitution, le vice président du parti Front pour la Démocratie au Burundi estime que les politiques devraient certes s’entendre sur les amendements à apporter à la constitution mais après s’être convenus sur le bilan des Accords d’ARUSHA par à l’Etat de lieux de la gouvernance politique, économiques et autres.
Aujourd’hui le vice président du parti Front pour la Démocratie au Burundi déplore que le parti au pouvoir soit allé plus vite en abrogeant la constitution. Sans plus de précisions, Fréderic Bamvuginyumvira a indiqué qu’ils ne vont pas cautionner les innovations contenues dans ce projet de loi qui abroge la démocratie de consensus au Burundi.
Le gouvernement du Burundi a apporté une série de modification dans ce projet de loi sur la constitution. Le fond de ces innovations n’a pas encore été connu du public. Même le porte parole du gouvernement a refusé d’entrer dans le fond au micro de la Radio Isanganiro.




