
Plus de 500 organisations de la société civile burundaise viennent de lancer la campagne “Ne touchez pas au consensus d’Arusha” ce lundi en réaction contre le projet d’amendement de la constitution par le gouvernement du Burundi.
Au cours d’une conférence de presse que Vital Nshimirimana, président du Forum pour le Renforcement de la Société Civile, FORSC, a animée autour de ce projet de loi qui fait objet de remous entre les acteurs politiques du Burundi, ces organisations de la société civile demandent au gouvernement actuel de ne pas modifier seul la constitution parce qu’elle a fait objet de consensus dans la douleur.
Selon le président du FORSC, le pouvoir de Bujumbura doit préalablement engager un débat inclusif sur les modalités et les principes d’amendement de la constitution pour éviter les éventuelles spéculations.
Il a dit qu’à l’état actuel des choses, la révisions de la constitution ne pourra pas être utile au peuple burundais d’une part parce qu’elle a été fait dans la hâte et d’autres part parce qu’elle ne requiert pas les avis des uns et des autres.
Le Forum pour le Renforcement de la Société Civile estime que le processus de révision de la constitution est jusqu’ici parti par une voie opaque au lieu de celle qui rassure tout les acteurs de la vie politique du Burundi.
Pour le Forum pour le Renforcement de la Société Civile cette revendication d’un débat large, inclusif et transparent dans le processus d’amendement de la constitution s’inscrit dans la dynamique des acquis d’Arusha et de la feuille de Route convenue entre les acteurs politiques du Burundi.
Outre la société civile burundaise, les burundais de la diaspora, le barreau de Bujumbura et d’autres ont dénoncé ce “projet d’abrogation” de la constitution qui s’est fait en catimini. Le gouvernement indique qu’il s’est référé sur les propositions des politiques lors des ateliers de Kayanza. Les diplomates accrédités à Bujumbura ne se sont pas encore exprimés sur la question même s’ils réclament des élections plus crédibles pour 2015.




