
L’ancien président de la république Sylvestre Ntibantunganya estime que l’Accord d’Arusha reste le fondement de la paix au Burundi. Il a plaidé pour le respect des équilibres ethniques dans différents organes du pays pour que la paix soit effective au pays.
Dans une étude commanditée par le Forum pour la Conscience et le Développement sur l’état actuel dans la mise en place de l’accord d’Arusha, Sylvestre Ntibantunganya a indiqué que, plus de 10 ans après la signature des Accords d’Arusha, certains généraux des services de sécurité continuent à peser lourdement sur le gouvernement comme dans le passé en violation de la constitution.
L’indépendance de la justice est aussi mise à mal par l’exécutif qui a les mains basses sur le conseil supérieur de la magistrature selon Sylvestre Ntibantunganya . « Je n’oublierai jamais que l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique m’a un jour dit qu’au Burundi la justice est reléguée à l’écart par les autres pouvoir alors qu’elle est le fondement de la démocratie », a-t-il souligné.
L’ancien président de la république n’a pas maqué de souligner que certains articles contenus dans le nouveau projet de loi sur la constitution constituent une entrave pour l’accord d’Arusha.
Certains de ces articles sont notamment, la réduction des pouvoirs du sénat, le vote des lois à majorité absolue, les anciens présidents qui siègeront au sénat comme membre d’honneur sans participer au vote des lois, la dépendance de la justice vis-à-vis de l’exécutif sont synonymes de coup d’Etat contre la constitution.
Les participants ont plaidé pour que le gouvernement organise une rencontre d’ampleur nationale dans laquelle les acteurs politiques de l’Accord soient en mesure de se parler. Selon eux la démocratie de consensus héritée d’Arusha est en passé de s’effriter.




