
« Il est interdit à tous les médias de diffuser des messages, chansons et spots en rapport avec le dossier judiciaire du prévenu Pierre Claver Mbonimpa jusqu’à l’épuisement de la procédure », c’est le contenu d’une déclaration rendue publique ce vendredi par le Conseil National de la Communication suite aux spots des différents médias privés diffusés pendant les journaux parlés autour du feuilleton Pierre Claver Mbonimpa.
Dans cette déclaration en effet, le président du Conseil National de la Communication Richard Giramahoro revient sur ce qu’il qualifie contenu véhiculé par ces spots qui sont de nature à occulter des conséquences néfastes sur le fonctionnement des institutions publiques.
Richard Giramahoro a notamment indiqué que ces spots aux contenus proches du procès Pierre Claver Mbonimpa sont de nature à influencer les juges en charges du dossier de ce défenseur des droits humains.
Ils sont aussi capables d’inciter la population à la révolte et de faire dénigrer l’autorité publique selon Richard Giramahoro.
Selon lui, tout organe de presse qui passera outre la décision du Conseil National de la Communication s’expose aux sanctions davantage contraignantes prévues par la loi parce que ses contenus sont contraires à la loi du 4 juin 2013 portant modification de la loi du 27 novembre 2007 régissant la presse au Burundi.
Selon toujours ce communiqué de presse, cette loi interdit aux médias de diffuser des contenus de nature porter atteinte à l’ordre et à la sécurité publique ainsi que celles incitant la population à la révolte et à la désobéissance civile.
Ces spots relaient les messages de Melchior Ndadaye et de Rwagasore Louis, respectivement héros de la démocratie et père de l’indépendance au Burundi.
Dans leurs discours, ces deux personnalités parlaient de la nécessité d’une justice indépendante dans leurs projets politiques.
Face à cette décision, le président de l’Association Burundaise des Radios diffuseurs a dit qu’il va se conserver avec les autres pour savoir le comportement à adopter face à cette décision du Conseil National de la Communication.




