Trois pays de la région disent oui au troisième mandat de Pierre Nkurunziza

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    La Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya trouvent normale que le président burundais Pierre Nkurunziza brigue son troisième mandat à la tête du Burundi, selon le Journal The East African.

    Les motivations de soutien à cette candidature par les trois chefs d’états kenyan, tanzanien et ougandais sont essentiellement le fait que Nkrunziza a été élu en 2005 par le parlement et non au suffrage universel.

    Si non, à leurs yeux, Nkurunziza est l’un des présidents qui respectent le plus les constitutions de leurs pays, estime le journal citant les trois sources diplomatiques.

    « Si le président Nkurunziza est candidat à un troisième mandat, il ne viole pas la Constitution, ou l’Accord de paix d’Arusha de 2000, qui était et qui est la principale base sur laquelle se fonde la Constitution », a déclaré l’ambassadeur du Kenya au Burundi Ken Vitisia dans une interview avec The East African.

    L’ambassadeur ougandais et celui de la Tanzanie enfoncent le cloue. Matayo Kyaligonza et James Nzagi respectivement Ambassadeur de l’Ouganda et de la Tanzanie disent qu’il n’y aura pas de crise si Nkurunziza fonce.

    Selon eux, ce ne sont que les médias qui croient qu’il aurait une crise au Burundi si jamais Nkurunziza chercherait à se faire réélire en 2015.

    Si les trois pays de la région prennent cette position c’est aussi en partie parce que l’opposition burundaise est minée par des divisions internes.

    Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDDFDD (depuis 2005) va organiser en janvier 2015 son congrès qui devrait décider si Nkurunziza va briguer un troisième mandat en tant que président de la république de près de 10 millions d’âmes.

    Selon le journal, le CNDD-FDD croit qu’il a la grande chance de « gagner avec Nkurunziza comme candidat parce qu’il est populaire parmi la population rurale ».

    Dr. Yolande Bouka, chercheur à l’Institut sud-africain pour les Etudes de Sécurité en charge de la région des Grands Lacs et en Afrique centrale, interrogé par The East African a noté que si l’Accord d’Arusha est clair que le président ne devrait pas aller pour un troisième mandat, les conseillers juridiques du président peuvent facilement profiter de la faille dans la Constitution.

    « Compte tenu de l’incertitude actuelle, les conseillers constitutionnels peuvent facilement prétendre qu’il a eu qu’un seul terme au titre de la Constitution au Burundi et a donc droit à un autre mandat » a-t-elle dit.

    Pour certains observateurs, le soutient des trois pays n’est pas moindre. En effet, c’est la Tanzanie qui est parrain de cet accord d’Arusha.

    Pour plusieurs années, l’Ouganda a dirigé l’équipe dite Initiative Régionale pour la paix au Burundi.

    Quant au Kenya, il a gardé de bonnes relations avec le Burundi et surtout le parti au pouvoir au Burundi, le CNDDFDD.

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