
Le politologue Pascal Niyonizigiye estime que les déclarations des ambassadeurs du Rwanda, de l’Ouganda et du Kenya de soutien au président Pierre Nkurunziza s’il se faisait élire en 2015 à la tête du pays pour un 3ème mandat n’ont aucune base juridique. Ce professeur juge que ces discours n’ont qu’un fondement politique.
{{Au cours d’une interview que ce professeur d’Université a accordée à la Radio Isanganiro à propos de sa lecture sur ces soutiens envers le président Nkurunziza en 2015. }} Selon lui, d’habitude les diplomates sont beaucoup plus motivés par le politique plutôt que le juridique. Dans le contexte de la sous-région, il a dit que cela prouve qu’actuellement les liens qui existent entre les gouvernements respectifs sont normaux.
Les positions de ces diplomates n’ont pas de significations particulières parce qu’elles sont dépourvues de fondements juridiques selon ce politologue. Ils ont parlé ainsi car ‘’courtoisie diplomatique oblige’’, a souligné Niyonizigiye Pascal.
La position de ces diplomates n’a rien d’étonnant selon cet homme. Il estime que les arguments en diplomatie ne sont jamais statiques mais dynamique. « Il ne serait pas exclu qu’ils changent de vision demain au regard ce soutien envers Pierre Nkurunziza », a encore dit Niyonizigiye Pascal.
Dans une interview qu’ils accordé au journal The East African, ces 3 diplomates de la sous-région ont évoqué leur soutien au président Pierre Nkurunziza. Du fait qu’il a été élu au suffrage universel direct une seule fois, il a estiment que sa candidature en 2015 à la tête du pays ne serait pas une entorse à la constitution actuelle du Burundi.
Ces diplomates ont encore souligné que ce sont les médias burundais qui ‘’ croient que les choses peuvent tourner mal s’il briguerait un 3ème mandat.
Les remous autour du mandat de Pierre Nkuirunziza refont surface ces derniers jours. Depuis que les députés aient refusé d’amender la constitution héritée d’Arusha, le débat avait un peu clos. Cette fois ci ces diplomates en parlent. Suspense.




