
L’Observatoire de l’Action Gouvernementale au Burundi interpelle la Commission Electorale Nationale Indépendante à faire preuve de neutralité en conduisant le processus électoral.
Lorsque l’Observatoire de l’Action Gouvernementale rendait publique son rapport sur la gouvernance au cours de ce dernier trimestre, elle a plaidé pour des élections libres, apaisées, transparentes et équilibrées pour 2015.
Le consultant Nduwayo Onesphore a surtout demandé à la CENI d’écouter toutes les parties prenantes aux élections en cours.
De la part de ce consultant, cette institution n’a pas intérêt à banaliser les revendications parfois fondées des partis politiques de l’opposition puisque ce sont les Burundais qui vont élire leurs représentants en 2015 et non la CENI.
A la question de savoir sa position par rapport aux revendications de ces mêmes partis politiques qui plaident pour la suspension du processus d’enregistrement, l’OAG ne passe pas par quatre chemins.
« Lorsque 18 partis politiques osent faire un sit – in devant les bureaux de la CENI en demandant d’être entendus, nous estimons que le dialogue devrait prévaloir sur les crispations », a souligné Nduwayo Onesphore.
L’OAG juge en effet que la correction des irrégularités jusqu’ici remarquées pendant le processus d’enrôlement des électeurs est une meilleure façon d’aboutir aux élections de nature à amener les Burundais sur la dynamique de la démocratie.
Cette organisation de la société civile a demandé au gouvernement du Burundi de s’investir pour le retour de la paix et de la sécurité à travers le pays.
« Le gouvernement est le premier responsable de la sécurité des Burundais comme de celle des étrangers vivant sur le sol Burundais », a – t- il ajouté en rappelant combien la sécurité s’est détériorée ces derniers jours à travers les coins du pays à cause des hommes en manteaux.
L’OAG qualifie de ‘’spectre’’ les fraudes qui s’observent dans le processus électoral.




