
Le Vice – Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères dit que les observateurs du processus électoral en cours vont d’ici peu venir au Burundi pour suivre le processus électoral.
Dans une conférence de presse qu’il a dirigée ce mercredi sur le contexte politique et sécuritaire qui prévaut dans ce pays après sa rencontre avec la société civile Burundaise, Didier Reynders a dit qu’il s’avère important que la communauté internationale et en particulier l’Union Européenne suive le processus électoral et son environnement politique pour que le débat contradictoire devienne une réalité dans ce pays. « C’est pour ça que nous insistons tellement, non seulement sur le respect des Accords d’Arusha, mais aussi sur son esprit et ses modalités », a souligné Didier Reynders.
De la part de ce diplomate, la communauté internationale et surtout le Burundi devrait éviter l’embrasement de la violence à travers tout le pays. « C’est vraiment la préoccupation non seulement de la Belgique mais aussi du Burundi », a-t-il souligné.
{{Oui et non autour du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza}}
A propos du mandat de Pierre Nkurunziza en 2015, Didier Reynders a dit qu’il serait précipité de donner la position de la Belgique puisque même les Burundais divergent encore sur celui-ci. « Les actions que nous mettons : Il y a des règles qui existent ; il y a les Accord d’Arusha et leurs philosophies. Ça devrait rester dans cette philosophie là » a ajouté le ministre belge de la Coopération au développement Alexander de Croo.
{{Les préalables pour la paix au Burundi après 2015}}
La société civile Burundaise de sa part n’a pas mâché les mots. Pendant cette rencontre à huis clos, elle a eu à préciser les préoccupations pendantes avant et après les élections de 2015 de nature à constituer un obstacle au retour à la paix dans ce pays.
De la part de Pierre Claver Mbonimpa, la polémique autour du mandat de Pierre Nkurunziza en 2015 devrait trouver solution. Sur ce, la société civile estime que le retour de Pierre Nkurunziza en 2015 serait une violation de la constitution et même de l’Accord d’Arusha.
Outre la neutralisation des forces négatives en République Démocratique du Congo de nature à perturber la sécurité au Burundi, la société civile juge que les irrégularités qui ont été observées pendant l’enrôlement des électeurs à défaut de quoi les élections de 2015 ne seront pas porteuses de paix. « Nous estimons que l’Union Européenne ne devrait pas soutenir financièrement les élections en cours pour contraindre Bujumbura à corriger ces irrégularités », a souligné Pierre Claver Mbonimpa.




