
Alors que les membres du parti Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) en commune Rumonge appuyés par ceux venus d’ailleurs (essentiellement de Bujumbura mairie) se préparent à inaugurer leur permanence communale sise au quartier swahili dimanche 8 mars 2015, le chargé du service national de renseignements à Rumonge commence à prendre des photos des membres de ce parti présents.
A trois reprises, Eliezer Manirambona est averti qu’il doit cesser cette opération à moins qu’il soit journaliste. Et même ici, il est sommé de présenter sa carte de travail. Mais il refuse de s’exécuter il est 11h 3O.
Les membres de ce parti de Sinduhije Alexis n’attendront pas longtemps pour se jeter sur lui. Objectif: saisir le téléphone utilisé pour prendre ces images et effacer tout ce qui est en rapport avec le MSD.
La police de Rumonge commandée par le chef de poste s’interpose. Après une vingtaine de minutes, l’ordre est rétabli. Eliezer Manirambona est évacué à bord d’une camionnette double cabine de son service. Mais, sa veste est déjà déchirée et l’un de ses portables volé (pas celui qui contient les photos). Dans la foulée, un ceinturon policier est saisi. Mais celui-ci sera immédiatement remis mais pas le portable.
Le programme est aussitôt inversé: l’inauguration de la permanence clôturera les activités qui concernaient également la commémoration du premier anniversaire de la fusillade à la permanence national de ce parti mais aussi la célébration de la journée mondiale de la femme.
{{Pourquoi ce comportement des membres du MSD ?}}
Un militant de ce parti en mairie de Bujumbura qui était sur place a déclaré que c’était pour éviter que le scénario de Kinama (mairie) ne se reproduise. Selon lui, des images prises dans les mêmes conditions à Kinama ont ensuite servi à des arrestations et même des enlèvements




