
L’exclusion des 10 ténors du parti CNDD FDD récemment faite par le Pascal Nyabenda , le président de ce parti a eu lieu en violation des articles 11, 22 et 23 du règlement d’ordre intérieur régissant ce parti.
Ces exclus du parti devraient préalablement avoir l’occasion de s’expliquer par rapport aux accusations ayant motivé radiation de ce parti pendant le congrès qui devraient normalement être convoqué pour la circonstance mais tel n’a pas été le cas.
Le règlement d’ordre intérieur de ce parti souligne en effet que les sanctions, les exclusions, les suspensions sont de la compétence du conseil des sages. Quand ce conseil se saisit d’une infraction quelconque, il appelle le président du parti et l’oblige à convoquer un congrès de ce parti endéans 15 jours.
Quand le président ne convoque pas ledit congrès, le conseil des sages se saisit lui-même de la question et le convoque dans un délai ne dépassant pas 15 jours à compter à partir de la date à laquelle il remarque effectivement que son appel n’a pas été entendu par le président.
Pendant la tenue du congrès, l’accusé doit avoir l’occasion de plaider non coupable en présence du comité de discipline de ce parti et des congressistes. La décision d’exclusion d’un membre est prise par les congressistes du parti en présence du comité de discipline.
Parmi les causes de nature à participer à l’exclusion d’un membre, il y a entre autres infraction; l’assassinat, le divisionnisme sous toutes ces formes, le détournement des biens du parti et du pays, l’injustice et le fait de divulguer les secrets du parti.
{{Pourtant,.. attention }}
Bien que ces articles soient clairs, les 10 ténors du parti CNDD FDD ont bel et bien été exclus du parti par le président du CNDD- FDD. Il les accuse de ne pas soutenir le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza à la tête du pays. Le parti cherche leurs remplaçants à condition qu’ils soient pour le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza en 2015.
Malheur ne vient jamais seul disent les français ; les éléments de la police qu’ils avaient pour la plupart d’entre eux ont été sommés de regagner les casernes. Le porte-parole de la police nationale souligne qu’ils ont été appelés pour d’autres fonctions.
A la question de savoir si cet appel ne serait pas lié à leur opposition au 3ème mandat, la police a dit qu’il y a plutôt eu simple coïncidence. Il a assuré que la sécurité de ces personnes est assurée même si cette police n’est plus de proximité.
Festus Ntanyungu , lui qui avait 9 policiers depuis la signatures des Accords d’Arusha estime qu’ils sont plutôt livrés à la vindicte populaire. Il a mis en garde le gouvernement en disant que le meurtre de l’une de ces personnes sera classé parmi les crimes graves en responsabilisant l’autorité présidentielle.




