Une quarantaine de détenus des manifestations anti-3è mandat ont comparu ce mercredi

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    Ils étaient plus de 40 personnes selon l’APRODH, jeunes et adultes, qui ont comparu ce mercredi dans différentes chambres de conseil des instances judiciaires en Mairie de Bujumbura. Elles sont poursuivies, les unes pour avoir participé dans les manifestations contre la troisième candidature de Pierre NKURUNZIZA pour briguer le troisième mandat à sa succession, les autres pour le port illégal d’armes et la participation dans la rébellion.

    A la sortie de l’audience de ces prévenus, leurs avocats ont indiqué à la presse que ces derniers ont été torturés par les policiers agents du service de renseignement lors de leur arrestation.

    Ils disent que les personnes qu’ils assistent font face à une détention préventive illégale, sans témoins à charge, tout en espérant qu’elles seront libérées dans 48 heures car les infractions à leur endroit sont imaginaires.

    Quant à l’APRODH ces personnes sont à relaxer. Cette association pour la défense des personnes détenues déplore le fait que depuis mi-mars de cette année, elle n’a pas accès dans les maisons de détention suite aux injonctions verbales du Ministre de la justice et garde des sceaux. Ce dernier ayant demandé aux Directeurs de ne plus fournir des informations aux antennes provinciales de cette association.

    Plus de 400 personnes accusées d’avoir participé dans des manifestations anti troisième candidature du Président Nkurunziza sont locatrices de la prison centrale de Mpimba, tandis que d’autres sont éparpillées dans les différentes prisons à l’intérieur du pays. L’APRODH indique que les chiffres changent du jour le jour car la police opère toujours des arrestations en cascade toutes les personnes soupçonnées d’avoir participé dans des manifestations organisées dans différents quartiers de la capitale Bujumbura.

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