L’uprona accuse le parti au pouvoir de jouer les prolongations

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    « Une fois adopté, ce protocole donnerait davantage raison aux déplacés qui ne désirent pas retourner dans leurs localités d’avant la crise », c’est la réaction du parlementaire du parti Uprona Niyoyankana Bonaventure qui s’indigne contre le parti au pouvoir de vouloir jouer avec le temps au lieu d’amener le protocole de Kampala au parlement pour qu’il soit étudié et adopté par le parlement.

    Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi, le parlementaire qualifie de salutaire le fait que les pays membres de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs, CIRGL aient apposés leurs signatures sur ce protocole. Hélas, pour servir de loi au Burundi, le parlement doit l’adopter selon toujours ces termes. Niyoyankana Bonaventure parle aujourd’hui de la mauvaise foi de la part du pouvoir de Bujumbura.

    Ce protocole vient appuyer les textes de lois que le Burundi a ratifiés en particulier la constitution de la république du Burundi raison pour laquelle il qualifie d’illogique le fait de jouer les prolongations. Les sources en provenance du parlement indiquent que le protocole de Kampala se trouve sur la table du parlement depuis fin 2012.

    Comme contenu, ce protocole stipule que les déplacés de guerre ou d’autres catastrophes ne peuvent s’établir que là où ils constatent que leurs droits sont garantis. Cela sous entend que là où ils se trouvent, les déplacés internes bénéficient des soins de santé, de l’éducation, de la sécurité et autres là même où ils se sont installés à l’instar des autres citoyens. Au Burundi, au moins plus de 80 milles ont été et sont toujours des déplacés internes à cause de la crise de 1993.

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